Le Tribunal administratif de l’Organisation internationale du travail annule la réduction de salaire du personnel de l’OIT

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Jean Milligan

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L’approche du Groupe des employeurs a été consolidée par la décision prise aujourd’hui par le Tribunal administratif de l’OIT de rétablir les salaires du personnel de la catégorie professionnelle, basé à Genève, aux niveaux d’avant avril 2018.

La décision sans précédent du Tribunal administratif de l’Organisation internationale du travail (OIT) exige que l’OIT rétablisse les salaires du personnel de la catégorie professionnelle et qu’elle leur verse les salaires perdus depuis avril 2018, majorés d’un intérêt de 5%.

Le personnel de l’OIT a officiellement porté plainte suite à la décision du Conseil d’administration de mars 2018 de mettre en œuvre les propositions de la Commission de la fonction publique internationale (CFPI) de 2015. La CFPI recommandait des réductions de salaire pour le personnel des Nations Unies basé à Genève, suite à une évaluation interne estimant que le coût de la vie avait baissé à Genève.  

Dans sa décision, le Tribunal confirme la faiblesse de la méthodologie et des conclusions de la CFPI, en particulier en ce qui concerne le passage de 5 à 3% des réductions salariales. Le Groupe des employeurs estimait que la méthodologie manquait de rigueur, de transparence et de documentation pertinente.   

 “Tout au long de ce processus, le Groupe des employeurs s’est interrogé sur le bien-fondé des réductions de salaire et sur la méthodologie arbitraire utilisée pour déterminer la réduction de 5%, passée ensuite à 3%. La décision du Tribunal administratif confirme que, malgré la pression considérable exercée sur le Groupe des employeurs afin qu’il change de position, notre approche était la bonne’’, a déclaré Mthunzi Mdwaba, Vice-président de l’OIE auprès de l’OIT et porte-parole du Groupe des employeurs.

Dans un discours prononcé devant le Conseil d’administration du BIT en 2018, Mthunzi Mdwaba avait déclaré ‘’qu’en tant qu’employeurs responsables nous sommes fermement convaincus qu’il est de la plus haute importance que notre personnel soit traité de manière adéquate et équitable.  Et surtout, nous ne pouvons pas prétendre être une agence des Nations Unies mandatée pour traiter les problèmes du monde du travail si nous laissons nous-mêmes tomber nos employés en vertu de décisions mal conçues.’’