Venezuela : la Commission d’enquête de l’OIT a procédé à des auditions à Genève

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L’OIE et l’Association vénézuélienne des employeurs, FEDECAMARAS, ne baissent pas les bras et continuent de faire pression pour que le gouvernement respecte les conventions ratifiées sur la liberté syndicale, la consultation tripartite et le salaire minimum.

La Commission d’enquête de l’OIT a entendu l’OIE, FEDECAMARAS et des représentants du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela début mai. Ces auditions font suite à une plainte déposée, il y a longtemps déjà par FEDECAMARAS, qui affirme que le gouvernement ne respecte pas les conventions de l’OIT n° 26 (Convention sur les méthodes de fixation des salaires minima, 1928), n° 87 (Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948) et n° 144 (Convention sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail, 1976).

En mars 2019, le Conseil d’administration du BIT a fait part de sa profonde préoccupation quant à l’absence de tout progrès suite à la plainte déposée pour des faits de harcèlement, d’attaques et d’agressions et une campagne visant à discréditer l’organisation d’employeurs FEDECAMARAS, ses dirigeants et ses adhérents.

La Commission d’enquête est chargée de procéder à un examen approfondi de la plainte afin d’établir les faits et de faire des recommandations quant aux mesures à prendre pour résoudre les problèmes soulevés par la plainte.

Les auditions de mai ont permis à la Commission de recueillir des déclarations écrites et orales, de recevoir des preuves et de contre-interroger les témoins par rapport aux accusations de l’OIE et de FEDECAMARAS et aux réponses reçues de la part du gouvernement.

L’OIE et FEDECAMARAS ont saisi cette occasion pour présenter de nouveaux faits à la Commission, afin de prouver les violations continues et graves des conventions ratifiées et de mettre en évidence le déni dans lequel se complaisent les représentants du gouvernement.

Dans ses conclusions, l’OIE a déclaré qu’avant toute chose, le gouvernement devrait immédiatement mettre fin à tous les actes de violence et d’intimidation et aux menaces contre FEDECAMARAS, ses fédérations membres et ses dirigeants. Il ne peut y avoir de véritables liberté syndicale, dialogue social et consultation tripartite si l’organisation patronale la plus représentative et indépendante au Venezuela, FEDECAMARAS, fait l’objet de menaces ou d’attaques ciblées.

La Commission poursuivra ses travaux en vue de soumettre son rapport au Conseil d’administration pour examen fin 2019.