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Frederick Muia

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Migration

 

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la migration internationale de la main-d'oeuvre

 

Près de 3% de la population, soit quelque 232 millions de personnes, vivent (et pour la plupart, travaillent) dans un pays autre que celui qui les a vu naître. Parfois décrite comme "la tâche inachevée de la mondialisation", la migration de la main-d’œuvre soulève des questions complexes et sensibles dans les domaines politique, économique, social et en matière de droits de l’homme, ainsi que de nombreux défis juridiques et réglementaires. Les migrations coupent ainsi une place importante sur les agendas politiques nationaux et multilatéraux, tout comme dans les débats publics.

Les entreprises et la politique migratoire

Les employeurs estiment que les migrations sont un phénomène positif. Elles permettent la réalisation d’aspirations personnelles, l’équilibrage de l’offre et de la demande en main-d’œuvre, favorisent l’innovation et le transfert des compétences. Les entreprises recourent aux systèmes nationaux de migration. Leur expérience du fonctionnement pratique des politiques migratoires, ainsi que la connaissance des marchés émergents et des tendances de l’emploi peuvent être très utiles aux gouvernements et aux organisations internationales qui s’efforcent d’améliorer les conditions de migration. La participation du secteur privé au dialogue public-privé est donc essentielle au développement de systèmes migratoires bien réglementés. Tous les employeurs ont intérêt à ce que les législations nationales en matière de migrations soient claires, transparentes et efficaces et permettent les mouvements de travailleurs là où ils sont nécessaires et lorsqu’ils le sont. Des systèmes excessivement complexes et changeants entravent le respect des lois nationales et menacent l’intégrité des marchés du travail.

Recrutement équitable et éthique

Très peu de gouvernements disposent de systèmes bien réglementés pour la migration légale des travailleurs peu qualifiés. Cette situation favorise les pratiques de recrutement abusives de travailleurs migrants peu qualifiés, telles que les servitudes pour dettes, le travail forcé et le trafic d’êtres humains, souvent par des intermédiaires non réglementés. La confiscation des passeports et d’autres documents peut transformer ces travailleurs en véritables esclaves. Afin de remédier à ces problèmes, l’OIE a récemment signé un accord avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et s’est engagée à œuvrer au niveau mondial pour la réduction des pratiques de recrutement à caractère d’exploitation dans le cadre de la migration internationale de la main-d’œuvre.

L’Alliance publique-privée de l’OIM pour le recrutement équitable et éthique vise à créer une communauté de partenaires ayant un objectif commun afin d’élaborer les outils pratiques qui permettent aux gouvernements et aux entreprises de lutter contre les pratiques de recrutement peu scrupuleuses. Un de ces outils est l’International Recruitement Integrity System (IRIS), système d’accréditation volontaire permettant aux intermédiaires de recrutement de démontrer leur engagement à l’égard de pratiques équitables et éthiques. La collaboration de l’OIE avec l’OIM a déjà mené à l’adoption d’un Code de conduite en matière de principes de recrutement éthique. Un protocole de mise en pratique est actuellement en discussion.

Parallèlement, avec la participation de la Confédération syndicale internationale (CSI), de l’OIE et de la Confédération internationale des agences d’emploi privées (CIETT), le BIT a lancé une initiative pour le recrutement éthique qui a pour objectif d’éviter le trafic d’êtres humains, de promouvoir la migration sûre et de réduire le coût de la mobilité de la main-d’œuvre. En ce qui concerne les normes internationales de l’OIT du travail relative à la migration, l’OIE promeut la révision des deux principales conventions internationales - 97 et 143 - afin qu’elles répondent aux problèmes actuels que posent les migrations.

L’OIE a aussi mis en place un Groupe de travail sur la migration internationale de la main-d’œuvre qui est présidé par Ronnie Goldberg, Vice-présidente régionale de l’OIE pour l’Amérique du Nord. Trois entreprises partenaires : Randstad, Fragomen et the Global Council for Immigration (CFGI) en sont membres.

L’OIE collabore avec le Global Forum on Migration and Development (GFMD) au renforcement du mécanisme d’un GFMD pour l’interaction entre les secteurs public et privé afin que les employeurs puissent contribuer aux débats sur les politiques migratoires et y apporter leur expérience sur les questions liées à la migration de la main-d’œuvre. L’interaction avec les employeurs permettra aux gouvernements de comprendre comment les politiques et pratiques migratoires affectent les opérations des entreprises au niveau national. Ce plus grand engagement contribuera également à l’amélioration de la gouvernance des migrations.

GROUPE DE TRAVAIL OIE SUR LA MIGRATION INTERNATIONALE DE MAIN-D'OEUVRE

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