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VIH/SIDA
L’épidémie du VIH/SIDA est aujourd’hui un problème mondial qui affecte la société à tous les niveaux. Le monde des affaires est de plus en plus touché car il souffre non seulement du coût humain qui frappe la main-d’œuvre mais aussi en terme de pertes de profit et de productivité qui constituent de nombreux nouveaux défis lancés aux employeurs et à leurs salariés.
Partout dans le monde, le SIDA a sur le monde du travail un impact direct et indirect. En Afrique australe, par exemple, on estime à plus de 20% le pourcentage de la population économiquement active âgée de 15 à 49 ans qui est infectée par le VIH. Sur le lieu de travail, les employeurs constatent une baisse de la productivité due à l’absentéisme et aux décès. Ils sont en conséquence contraints de gérer l’impact du VIH/SIDA sur le lieu de travail, ce qui implique de traiter les problèmes de stigmatisation et de discrimination, de modifier les conditions d’obtention des prestations de santé, de former le personnel de remplacement et de faire face à la perte de compétences et de savoir-faire. Les entreprises ont joué un rôle de premier plan dans la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA, rôle qui est de plus en plus reconnu. L’impact de ce fléau mortel étant particulièrement ressenti auprès de la population active, le VIH/SIDA est un problème concernant le lieu de travail. Des partenariats globaux constituent donc des éléments essentiels de la réponse. A ce propos, l’OIE a développé des relations de travail étroites avec ONUSIDA et le Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le Directeur exécutif du Fonds global, Richard Feachem, s’est adressé au Groupe des employeurs lors de la Conférence internationale du Travail en 2004 afin d’examiner les possibilités d’une collaboration entre les fédérations et le Fonds au niveau national. L’OIE a également pris part au premier forum de partenariat du Fonds qui s’est tenu à Bangkok en 2004.
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