L'OIE poursuit ses efforts pour promouvoir les aspects positifs de la mondialisation et s'engage, à l'OIT et ailleurs, dans le débat sur ses défis et opportunités.
L'OIE s'efforce de :
identifier les obstacles à l'intégration économique ;
soutenir l'économie de marché ;
promouvoir l'établissement ou la
réforme d'institutions, de systèmes politiques, de pratiques ou de
procédés requis pour surmonter ces obstacles ;
promouvoir la création ou le
renforcement d'institutions, de marché ou non, pour instaurer les
conditions permettant de tirer avantage du commerce, des
investissements ainsi que de l’absorption et de la diffusion de la
technologie ;
promouvoir le développement des politiques et des investissements en matière d'éducation et de développement des capacités;
appuyer les efforts conjoints
avec ceux qui cherchent à créer l'environnement approprié permettant
d'apporter les bénéfices de la mondialisation aux pays qui veulent y
participer.
Le rapport de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation a été publié à la fin du mois de février 2004. Si ce rapport contient plusieurs choses sur lesquelles les employeurs ont un point de vue différent, il renferme aussi beaucoup d’éléments positifs. L’une des conclusions les plus marquantes de ce rapport est que la mondialisation peut constituer une force considérable pour un changement positif – économique, politique et social.
La Commission a aidé à placer le débat sur la mondialisation au-delà des confrontations polémiques. C’est toutefois un rapport qui renferme des compromis et il était peu probable que les 26 commissaires pouvaient être d’accord sur toutes ses recommandations. Certaines de ces recommandations donnent à l’OIT une opportunité de se concentrer sur des domaines clés où elle peut apporter une valeur ajoutée et où elle a démontré sa force et sa compétence. Le rapport fournit surtout à l’OIT la possibilité de se positionner en tant que principale agence au sein du système multilatéral pour le développement de politiques pratiques de création d’emplois.
Le rapport a un objectif clair: faire du travail décent un objectif mondial. Cet objectif requiert une attention spéciale pour ceux qui travaillent dans les pires conditions, à savoir l’économie informelle. Un accent tout particulier doit être mis sur la promotion de politiques de marché du travail et sur l’assistance aux institutions afin de leur permettre d’être applicables à tous. La réglementation doit aider les employeurs et les travailleurs, et non pas les entraver. Cet objectif ne sera pas aisé à atteindre. L’OIT est cependant bien placée pour forcer un réel changement.
Le rôle essentiel du secteur privé dans le développement et la réduction de la pauvreté est de plus en plus reconnu par les décideurs politiques au niveau international et ceci a constitué l’élément central d’un autre rapport, publié en 2004, à savoir le rapport du PNUD “Libérer l’entreprenariat : mettre le monde des affaires au service des pauvres”. D’importantes initiatives globales comme celle-ci peuvent constituer un moyen utile d’attirer l’attention sur une question, mais ce qui est vraiment fondamental, ce sont des résultats tangibles et pratiques qui ont un réel impact.