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Economie informelle

Selon le BIT, l’économie informelle absorbe près de la moitié de la main-d’œuvre, tant salariée qu’indépendante, à travers le monde et dans tous les secteurs d’activité économique. Elle représente :

  • 65% des économies d’Afrique sub-saharienne
  • 82% des emplois non-agricoles en Asie du Sud
  • 47% en Amérique latine.

De plus, 91% des PME du monde sont informelles. Cette situation ne peut pas être ignorée et c’est pourquoi le Groupe des employeurs a proposé que la 104ème session de la Conférence internationale du travail adopte une recommandation afin d’orienter les États membres de l’OIT quant aux principales mesures qui facilitent la transition de l’économie informelle à l’économie formelle.

Il est fondamental d’aider à la formalisation des PME informelles. Il est également nécessaire de faire croître l’économie formelle qui, dans certains pays en développement, s’est réduite à un rythme alarmant et, par-dessus tout, de promouvoir l’emploi formel.

Il ne fait aucun doute que les causes de l’informalité font partie de l’agenda de réforme politique que les membres de l’OIE à travers le monde s’efforcent de promouvoir auprès de leurs gouvernements. En d’autres termes, l’environnement des affaires serait bien plus favorable si le lancement et l’enregistrement d’une entreprise étaient plus faciles et permettaient d’éviter le confinement dans l’informalité. Dans les pays où le taux d’informalité est élevé, l’enregistrement d’une entreprise et l’obtention d’une licence peut prendre jusqu’à neuf mois. Les travaux d’Hernando de Soto sur la nécessité de faciliter l’acquisition de titres de propriété de terrains et de biens appartenant à des opérateurs de l’économie informelle illustre l’importance d’une réglementation plus simple et plus efficace.

En aidant à la mise en application de la recommandation n° 204 sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle, qui a reçu un appui tripartite unanime lors de son adoption, les organisations d’employeurs doivent collaborer étroitement avec leurs gouvernements et encourager les mesures suivantes:

  • Mise en place d’une stratégie de croissance inclusive qui promeut l’expansion de l’économie formelle et la création d’emplois décents et productifs
  • Promotion d’un environnement favorable aux entreprises et à l’investissement
  • Promotion de l’accès à la terre et du droit à la propriété
  • Développement et mise à profit de l’esprit d’entreprise des opérateurs de l’économie informelle
  • Réduction des obstacles à la transition vers l’économie formelle tels que l’enregistrement, l’imposition et la mise en conformité avec les lois et règlements
  • Promotion des micro-, petites et moyennes entreprises et encouragements à leur croissance
  • Promotion de l’accès à l’éducation, de la formation tout au long de la vie et de la mise en valeur des compétences
  • Facilitation de l’accès aux services financiers
  • Facilitation de l’accès aux services d’aide au développement des entreprises
  • Facilitation de l’accès aux marchés
  • Facilitation de l’accès aux infrastructures et à la technologie.

Ces points sont traités par la section III – Cadres juridique et politique, la section IV – Politiques de l’emploi et la section VI -  Mesures incitatives, conformité et mise en application de la recommandation.

Il convient cependant de noter qu’en raison des différences régionales et nationales en matière d’informalité, les mandants tripartites sont libres, au niveau national, de déterminer les dispositions prioritaires requises en fonction des contextes nationaux et des spécificités régionales.